Des images qui glacent le sang. Mardi soir, avant le match de Ligue des champions entre le Real Madrid et l'Inter Milan, des ultras madrilènes ont scandé « Juif que je vois, juif que je frappe » devant le stade Santiago-Bernabéu. Des scènes filmées, largement relayées, qui ravivent l'inquiétude autour de l'antisémitisme dans les stades.
Que s'est-il passé ?
Selon les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et rapportées par la presse, un groupe d'ultras s'est rassemblé aux abords du Bernabéu avant la rencontre du 8 septembre 2026. On y entend le chant menaçant « Juif que je vois, juif que je frappe », accompagné de proclamations affirmant que l'Espagne est un pays « chrétien » et non « musulman ». Sur certaines images apparaissent également des saluts nazis.
Des débordements plus larges
Les incidents ne se sont pas limités aux slogans antisémites. Des hommes cagoulés ont été filmés en train de brûler des drapeaux marocains ainsi que des portraits du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez et du roi du Maroc Mohammed VI. Ces débordements s'inscrivent dans un climat tendu, après la crise migratoire survenue à Ceuta (enclave espagnole) à la fin du mois de juillet, certains supporters ayant appelé à « soutenir » la ville.
Un antisémitisme qui n'est pas nouveau au Bernabéu
Ces scènes rappellent le passé sulfureux de la frange la plus radicale des supporters madrilènes. Le club lui-même n'est pas resté totalement inactif : dès le mois de février, le Real Madrid avait condamné des gestes incitant à la violence et à la haine, allant jusqu'à expulser un supporter auteur d'un salut nazi et à demander le retrait de son statut de membre.
La haine dans les tribunes, un fléau persistant
Ces images relancent, une fois encore, la question de la lutte contre l'antisémitisme et le racisme dans le football. Malgré les campagnes des instances et les sanctions ponctuelles, des chants et des gestes de haine continuent de résonner aux abords des stades européens. Pour la communauté juive, chaque « Juif que je vois, juif que je frappe » scandé en public est un rappel douloureux que la vigilance reste, plus que jamais, nécessaire.
Et maintenant ?
À ce stade, ni le club ni les autorités espagnoles n'ont communiqué de bilan définitif sur d'éventuelles interpellations liées à ces faits précis. Reste à savoir si ces débordements, largement documentés en vidéo, donneront lieu à des sanctions — de la part du club, de la Liga, de l'UEFA ou de la justice espagnole.
Faits rapportés d'après les vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et la couverture médiatique (notamment i24NEWS). JewEvents relaie cette information à des fins d'information ; les citations reproduites le sont pour rendre compte des faits, en aucun cas pour les cautionner.
